Le Blog Évolutionnaire

Espace d'écriture intuitive et connectée

J’adore la peur


Et surtout ce qui vient derrière quand on a plongé dedans

Hier soir j’ai pitché deux fois devant une dizaine de personnes à l’occasion d’un nouvel atelier Pitch & Speech de Carnets d’Éveil / Hervé Franceschi.

Qu’est-ce que j’aime ça le pitch ! La dernière fois c’était en septembre je crois. J’avais oublié comment je kiffe ce truc. Je suis accroc maintenant.

J’ai beau faire des conférences devant 50 à 70 personnes chaque mois je ne me lasse pas de faire cet exercice de sauter dans le vide, peu importe le nombre de personnes dans votre public, pitcher c’est toujours un grand saut dans l’inconnu, comme au théâtre, l’art du lâcher-prise.

Les gens qui réussissent font ce que les gens qui échouent ne sont pas prêts à faire !

C’est tellement de choses à la fois : être présent à soi, l’instant présent, la mindfulness, la gestion de ses émotions, raconter une histoire, son histoire souvent, accepter d’être vulnérable, chercher la joie, prendre des risques.

C’est l’occasion de tester un nouveau discours, échouer, embrasser l’imperfection, pour progresser à chaque fois, et se rapprocher de son WHY.

Autrement dit : Pourquoi vous faites ce que vous faites ? Qui êtes-vous ? En quoi êtes vous spécial au milieu de ces 7 milliards d’habitants sur cette petite planète ?

Donc hier soir j’ai commencé par faire un pitch que j’avais déjà fait une fois à l’occasion des pitchs du jeudi midi au Remix Coworking dans ma formidable communauté de bâtisseurs du monde d’après.

C’était pas mal, un pitch vendeur, je travaille le pitch du lancement de produit en ce moment, j’ai donc parlé de mon produit TAKE A STEP et de pourquoi des citations inspirantes chaque matin c’est pour moi quelque chose de capital dans la réussite d’un entrepreneur.

J’étais content mais je devais faire une minute et j’ai fini 10 secondes trop tôt, j’ai bien senti à la fin de mon pitch que j’accélérais, j’aurais du ralentir pour mettre de l’impact et respirer, peser chaque mot. Je crois que c’est la pression du timing qui m’a fait accélérer, savoir qu’on a un temps limité met une pression supplémentaire. Il faut réussir à gérer ce paramètre, je crois que j’arriverai à le gérer intuitivement à force de m’exercer, à force de pratiquer on doit forcément intégrer le paramètre temps dans son subconscient et savoir viser juste : 1min, 3 min, 5min…

Ta plus grande peur contient ton plus grand potentiel.

Ensuite j’ai sorti un pitch inédit, que je n’avais jamais fait. Je suis assez content du résultat final alors que c’était une pure improvisation.

J’ai commencé par le silence quelques secondes et puis j’ai démarré :

Je suis un obsédé de la PEUR, j’adore la PEUR…

Et j’ai parlé de ma conviction, de mon expérience personnelle, du fait que la PEUR a été un obstacle insurmontable pendant de longues années pour moi, puis aujourd’hui je la prends comme une indicateur, un radar de potentiel à développer. A chaque fois que je l’ai suivie et affrontée, j’ai trouvé de la joie et de la confiance, j’ai développé de nouvelles capacités, que ce soit le théâtre ou les conférences, l’entrepreneuriat ou le marketing.

Ensuite j’ai enchaîné avec un exemple pour illustrer mon concept, j’ai toujours adoré Indiana Jones et ses aventures incroyables, un héros sympa qui affronte de formidables dangers dans la bonne humeur, l’improvisation et l’humour. Mais ce que je n’avais pas bien vu jusqu’ici c’est que lui aussi a peur, je m’en suis presque rendu compte en même temps que je parlais de lui pendant le pitch : il ne surmonte pas les dangers comme ça, avec un immense courage et sans aucune peur. C’est ça le truc qui me permet de m’identifier à lui et me donne envie de relever mes challenges.

Dans l’épisode de la Dernière Croisade à la recherche du Saint Graal il doit à un moment donné franchir un gouffre sans pont, il doit littéralement sauter dans le vide et faire un acte de foi immense pour sauver son père. Pour moi c’est l’image ultime de la peur et du dépassement de celle-ci grace au lâcher-prise et à une motivation énorme.

Et quand il met le pied dans le vide, le miracle apparaît : il découvre qu’il y a bien un pont mais que celui-ci était simplement invisible. Là aussi très belle image pour voir au-delà des yeux, au-delà de notre mental…

J’ai conclu mon pitch par une citation (vous l’avez compris j’adore les citations) :

Les défis rendent la vie intéressante ; les surmonter lui donne un sens. — Joshua J. Marine

Mais en fait je crois que celle-ci convient encore mieux vu la scène du film :

Tout ce que vous avez toujours voulu est juste de l’autre côté de la peur. — George Addair

>>> Voyez-vous bien votre peur ? Pouvez-vous sentir ce qui se trouve de l’autre côté ?

Categories:

Tags: peur , joie , pitch